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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 20:09

La mobilisation autour des blessés de la fusillade de Grand-Bassam etait effective aux urgences du CHU de Cocody, au premier jour de l'attaque? Notre équipe de reportage est arrivée sur les lieux en même temps qu’un camion de médicaments de la Nouvelle pharmacie de la santé publique. C’était aux alentours de 17 heures. On pouvait assister au ballet des ambulances des sapeurs-pompiers militaires. Les blessés arrivés en notre présence étaient pour la plupart conscients. Ils étaient moins d’une dizaine dans la salle de soins dénommée : « Urgences chirurgies femmes » quand nous y avons jeté un coup d’œil. « Les blessés de Grand-Bassam, c’est par ici, la salle des urgences femmes », indiquait une infirmière en tenue. Elle s’adressait aux brancardiers qui conduisaient un jeune homme couché sur une civière. Il portait un bandage au genou et son tee-shirt était tacheté de sang. Dans le couloir, un médecin s’adresse à son collègue. « Nous allons travailler beaucoup aujourd’hui. Les blessés de la fusillade de Grand-Bassam sont en train d’arriver », mobilise-t-il. Dehors, des responsables de services ainsi que des cadres du ministère de la Santé et de l’hygiène publique se tenaient débout à l’entrée du bâtiment. Joint par téléphone dans la soirée pour plus de détails sur le dispositif mis en œuvre pour l’accueil des blessés, le service de communication du ministère de la Santé s’est voulu moins bavard. « Le dossier est trop lourd. Nous ne pouvons rien répondre car l’affaire est gérée à un plus haut niveau. Ce qui est sûr, l’Etat a pris des dispositions mais ce n’est pas à nous d’en dire plus », s’est excusé un membre dudit service.

Nesmon De Laure

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Published by nesmondelaure
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