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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 20:41

 

 

San Pedro: Les surveillants sans convocations

 

 

Les  épreuves écrites de l’examen du baccalauréat ont démarré, hier, sur l’ensemble du territoire national. Ce matin,  les postulants composent en mathématiques, puis dans l’après-midi, ils seront  face à  l’épreuve de français. A San Pedro, 4643 candidats sont en lice.

 

Les surveillants commis aux écrits du baccalauréat à San Pedro n’avaient pas emporté leurs convocations avec eux, hier. Du moins pour ce qui est des centres visités. Ils n’avaient sur eux que des badges signés de la Dren. «Nous ne savions pas qu’il fallait  présenter  les convocations», a répondu un surveillant à l’équipe de supervision de l’inspection générale du ministère de l’Education nationale.  La scène a eu lieu au secrétariat du centre lycée moderne Inagohi 2. Le constat était le même au lycée municipal 1 où aucun surveillant n’a pu présenter le document administratif. La chef du secrétariat, Tidou Sylvie Noëlle,  a justifié cet impair par le fait que «ces surveillants sont déjà connus pour avoir travaillé pendant les oraux.» Les superviseurs de l’inspection générale ont recommandé aux surveillants de se présenter dorénavant avec leurs convocations. Ces pièces sont également exigées aux candidats. Autrement, la première épreuve de philosophie s’est déroulée sans incident majeur. Les agents de sécurité étaient à leurs postes respectifs. Le coup d’envoi a été donné par le secrétaire général de préfecture, Firmin Yokozo Zozoro, au lycée moderne Inagohi. L’épreuve de philosophie a porté sur les thèmes du travail et de la morale, pour la dissertation, et sur un texte de Jean Paul Sartre pour le commentaire. Dans l’après-midi, les postulants ont affronté l’épreuve  d’histoire-géographie. Ce matin, ils composent en mathématiques, puis en français dans l’après-midi. Demain matin, ce sera au tour de la langue vivante 1 pour la série A2, et des sciences physiques pour les séries C et D. Vendredi matin, les candidats de la série A2 auront affaire à la langue vivante 2 pendant que leurs amis des séries C et D traiteront les sujets de sciences de la vie et de la terre. Selon le directeur régional de l’éducation nationale, Abraham Sanogo Pongatié, 4643 candidats sont déclarés dans la zone. Ils sont repartis dans 8 centres. 2597 postulent pour le Bac D, 1821 pour le Bac A2, 169 pour le Bac C, et 56 pour la série A1. A la veille de l’examen, quelques soucis ont été notés au niveau des pièces d’identité des candidats. Le Dren a eu à traiter plus d’une centaine de cas.

Nesmon De Laure, envoyée spéciale

Source

Nord-Sud
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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 20:34

Facebook, messenger,…dans les bureaux /

Patrons-employés : la guerre du tchat!

Publié le jeudi 30 aout 2012  |  Nord-Sud






L’utilisation des réseaux sociaux en entreprise est la nouvelle pomme de discorde entre les patrons et les employés. Notre enquête !


«On ne peut pas vous empêcher de vous rendre sur Facebook. Mais de grâce, fermez la fenêtre de discussion quand vous avez du travail. Le manque de concentration est source de déperdition, sans que vous ne vous en rendiez compte. Si les chiffres d’affaires ne sont pas bons, nous serons obligés de vous congédier». La voix grave et le regard sévère, Alain K. responsable d’une entreprise de la place met en garde ses collaborateurs. L’employeur a adressé ces reproches au cours d’une réunion de service. Il n’est pas isolé dans sa colère. De plus en plus, des chefs de service se plaignent de la pratique. Les travailleurs abandonnent le travail pour tchatcher sur le net à travers les réseaux sociaux comme Facebook, Twitter, Hi5, ou des sites de rencontres tels que drague.net, 123love.net et autres. Pourquoi les salariés sont-ils régulièrement connectés sur ces réseaux ? La conscience professionnelle s’est-elle volatilisée ? Pour en avoir le cœur net, nous avons effectué des visites dans environ une demi-douzaine de bureaux tant dans le privé que dans le public, dans la seule journée de jeudi dernier. Dans le secteur public, les fonctionnaires avec qui nous avons échangé ne manquent pas d’arguments. Ils évoquent une raison professionnelle. Pour ce qui est du privé, certains agents avancent même qu’ils utilisent les réseaux sociaux pour un échange d’expériences avec des travailleurs de leur secteur d’activité vivant dans les autres pays. Ce qui, à les entendre, contribuerait à accroître le chiffre d’affaires de l’entreprise. Quelques uns, par contre, ignorent tout de ces moyens de communication. Pendant que d’autres prétendent n’y aller que pendant les temps morts, histoire de déstresser…«Ce temps perdu sur internet est un véritable problème pour nous. Et nos employés sont difficilement contrôlables. Dès que vous entrez dans le bureau, ils ferment aussitôt les fenêtres de discussion. Nous examinons le problème en collaboration avec le gestionnaire et le directeur des affaires financières pour voir s’il faut arrêter des mesures», se dit résolu un directeur d’une entreprise de poterie à Marcory. Un coordonnateur de service au ministère de l’Emploi, qui a requis l’anonymat, dit vivre une autre expérience du boom des réseaux sociaux. Pour lui, il n’est pas question de sanctions. Néanmoins, le coordonnateur de service reconnaît que ces outils peuvent nuire. Surtout qu’ils ne font pas partie du cahier de charges. «Nous ne tenons pas rigueur à ceux des nôtres qui utilisent les réseaux sociaux au travail. On y retrouve toutes les informations en peu de temps.» La question est sérieuse. Mais aussi cocasse. C’est que des employés se plaignent eux aussi des patrons qui les privent de causeries sur internet. Pamela O., conseillère dans une ambassade africaine, est une inconditionnelle de Facebook. Dans le jargon, on dira que la demoiselle a un indice «klout» élevé. Cet indice est censé indiquer l’influence d’un utilisateur sur le réseau social. Il se mesure par le nombre d’amis, d’abonnés ou encore de commentaires sous les publications de cet utilisateur. Et tenez-vous bien, la conseillère comptabilise à elle seule plus de 100 mentions par jour. Elle publie en général des photos ou des vidéos. Depuis un mois, elle ne décolère pas contre la nouvelle décision de ses chefs. Eh oui ! L’accès aux réseaux sociaux est purement et simplement désactivé des ordinateurs sur son lieu de travail. Pour naviguer sur internet, il ne lui reste plus que les sites de recherches. Selon Yves T., informaticien, c’est l’option dont dispose techniquement les patrons pour faire plier les récalcitrants. Et la pilule passe difficilement auprès des travailleurs. Traoré Dohia Mamadou, secrétaire général de la Fédération des syndicats libres et autonomes de Côte d’Ivoire (Fesaci) estime que le monde étant un village planétaire, les patrons ne devraient pas censurer la fréquentation des réseaux sociaux. Il préconise qu’avant de blâmer le travailleur, il faut apporter la preuve de ce que son activisme sur le réseau social est à la base des mauvais chiffres. Kouamé Kouassi, directeur des ressources humaines dans une entreprise de la place, quant à lui, observe les choses sous un autre angle. Il conseille aux employés d’éviter les réseaux sociaux aux heures de travail. «Il est proscrit qu’un travailleur passe plus de temps sur internet. Son employé peut lui tenir rigueur pour ce fait. Les entreprises mettent l’internet à la disposition de leurs travailleurs pour faciliter les recherches et non pour qu’ils se divertissent», développe le spécialiste. Malgré tout, il constate que la législation du travail est muette sur la question. «Il n’y a pas d’interdiction formelle. La loi n’a rien prévu parce que l’internet en entreprise est un fait nouveau. Cependant, on peut y tendre car le droit du travail est mouvant.» En attendant, on assiste à un jeu de cache-cache dans les bureaux. Les patrons font la police comme ils peuvent. Et les travailleurs, eux, tchatchent sur le net… en catimini. Gare à celui qui se laissera prendre!

Nesmon De Laure

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 20:31

Reboisement

200 plants au jardin botanique


L’espoir existe pour la survie du jardin botanique de Bingerville.  200 pieds de plantes ont été semés samedi  sur 2 ha du joyau. Pour son  directeur, capitaine Coulibaly Sanga,  cette action va accroître la reconstitution du couvert forestier de cet espace vert. Le planting  a été mené par les  employés de la Standard chatered bank conduits par leur directeur Serges Philip Bailly. Pour  ce dernier, il s’agit de réduire les effets du changement climatique par le reboisement. Il a aussi expliqué que son entreprise dédie  le mois d’octobre au volontariat en vue d’impacter la vie des communautés. Saluant le geste, colonel Anatole Yao, représentant du ministère des eaux et forêts à cette activité, a invité toutes les bonnes volontés à s’impliquer  pour  sauvegarder le jardin botanique. C’est la Sodefor qui a offert ces 200 plants.

 

Nesmon De Laure

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 20:26

Assistance sociale

Sos villages d’enfants attend les donateurs


«3000 F pour contribuer à changer la situation d’un enfant en difficulté en un enfant normal». C’est par ce cri du cœur que Paul Gbato, directeur de Sos villages d’enfants de Côte d’Ivoire, interpelle la communauté. Au cours d’une conférence de presse vendredi dernier au siège de sa structure à Cocody, il a annoncé la campagne «changer le destin d’un enfant» qui se tient depuis lundi pour prendre fin le 15 novembre prochain. Il s’agit de bénéficier de l’adhésion d’au moins 500 à 1000 personnes physiques ou morales pour la cause des enfants en difficultés. «Nous recherchons de nouvelles personnes à ajouter à notre réseau de donateurs», précise le responsable. Le 24 novembre, une cérémonie d’hommage aux bienfaiteurs sera organisée à Sos village d’Abobo. Sos villages d’enfants de Côte d’Ivoire s’occupe de 1.800 enfants pour ses différents types de prise en charge. Ce qui coûte au moins 14 millions de FCFA par mois, en termes de factures, d’alimentation, de santé et aussi de salaires des employés.  La structure compte deux villages, l’un à Abobo et l’autre à Aboisso. Paul Gbato projette aussi la construction d’un village à Yamoussoukro. Un programme d’aide d’urgence est prévu pour les enfants à l’Ouest et au Nord du pays.

 

Nesmon De Laure

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 18:15

L'Algérie a mené la bonne guerre. Vive les combattants de la liberté. à bas les pieds noirs! à bas les oreilles rouges!

 

 

La guerre d'Algérie a eu lieu. Une bonne guerre de souveraineté. L'Algérie a t-elle gagné? Aujourd'hui on célèbre ce souvenir, douloureux pour le colonisateur et heureux pour le colonisé. Nous nous posons des questions. Pourquoi l'occident veut que nous arrachions notre liberté au prix de sang? laissez à l'Afrique, son africité.

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 16:54

Mister Dioum,le micro-fétiche-le plaisir intense

eeh oui! micro fétiche, je m'incline...et avec moi, tous ceux qui ont joui de ta voix. Grave, forte, cette voix imposante incarnait un homme d'Etat. Séplou pour l'émission. Mister Dioum pour tes collègues du jeu. Pour nous, tu étais cette voix dominicale qui nous force à la grâce matinée.. Voix captivante, elle nous bloquait dans le creux du matelas. Voix des sans voix, elle dénonçait , insidieuse.  Elle dénonçait rieuse. Elle dénonçait joviale. Micro-fétiche qui nous berçait. voix grave et forte de garçon pile. Rien qu'à l'entendre, on sursautait de plaisir..On jouissait même. Sans connaître celui qui l'émettait...sans voir la placidité de sa face. cette voix attirante, cette voix souriante. non, je n'évoquerai pas Toupkè. non mais plutôt cette voix. Voix d'ivoire, voix qu'on aime entendre...voix qui laissait déviner une vigueur, une force d'athlète....hélas! cette voix s'est éteinte, affaiblie, sans souffle...et comme après toute jouissance, elle devenue molle. Adieu micro!

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 18:23

Difficile ponctualité aux cérémonies/

Le  retard, la tare de nos dirigeants

 

 

En dehors des conseils de ministres et de gouvernement, nos dirigeants sont abonnés au retard. Car pour ces rassemblements,  les regards  du président de la République et du Premier ministre dissuadent. Autrement, les cas sont légion. Ce lundi 27 février, a lieu la journée nationale pour la scolarisation des filles. Officiellement la cérémonie doit débuter à 9h dans la cour du groupe scolaire Nord d’Abobo.

On attend la télé …

Les écoliers sont tous mobilisés. Les femmes alphabétisées sont heureuses. A majorité commerçantes, elles n’hésitent pas à abandonner leurs activités pour assister à la manifestation. Il ne reste plus que la ministre de tutelle et sa délégation. 9h 40mn, un membre du staff nous fait savoir qu’elle n’est pas encore en route. Il faut attendre que la montre affiche 10h 40 minutes pour la voir arriver. Protocole oblige. L’assistance, lasse d’avoir attendu, doit se tenir débout pour 6 minutes au moins. Le temps pour la haute responsable de l’administration de faire un tour d’honneur. Ceci, sous les battements de mains de l’assistance dont une partie est déjà essoufflée. Les retards de  la ministre Kandia ont toujours été décriés.  Mais notre ministre n’est pas la  seule abonnée. Est également épinglé le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko. C’est tout désabusé qu’un journaliste politique qui a l’habitude de suivre ses activités  évoque son cas. « Il n’est jamais à l’heure », s’est  écrié le confrère qui a du mal à se souvenir d’un seul événement auquel le ministre serait venu à temps. Les faits, rien que les faits parlent d’eux-mêmes.

…et le représentant du représentant.

 Ahoussou Jeannot de la Justice a fait attendre récemment l’ambassade américaine. Et pourtant, c’est son ministère qui recevait un don de la représentation diplomatique. Avec N’Dri Yoman, c’est bon vent, bon gré. Des fois, elle respecte le temps. D’autres fois, pas du tout. Et c’était le cas à la dernière cérémonie de Grand-Bassam qui a accusé 45 minutes de retard de son fait. Paul Koffi, ministre délégué à la Défense est aussi critiqué. On ne finira pas de les mentionner mais ils sont quasiment tous mouillé dans cette affaire. Ceux qui sont à féliciter ne sont pas nombreux. On peut citer  les ministres Kablan Dunkan, des Affaires étrangères et  Philippe Legré, des Sports et Loisirs. Dans le cadre de ce dossier, nous avons régulièrement titillé les services communications des ministères pour connaître les raisons de ces retards. Il ressort que nos dirigeants ont le plus souvent, le même justificatif. Soit ils sortent d’une longue réunion avec le Premier ministre, soit avec des ambassadeurs. Du coup, on se demande comment est ficelé leur agenda.  Le hic est qu’on leur reproche d’avoir de longs discours. Ce qui rallonge davantage l’activité. Pis, des représentants de personnalités viennent aussi en retard. Or ils sont mandatés pour justement éviter un désagrément. Et le  public ? Les organisateurs lui adressent juste un petit mot d’excuse en passant. Et pourtant, le  public est composé de mères de famille, d’hommes d’affaires, de personnes également occupées.  On y retrouve même des personnes qui n’ont rien avalé de la matinée et qui attendent. Eh oui, la vedette du jour, c’est le ministre… Des chargés de communication de certains ministères pointent plutôt du doigt les journalistes. Ils indexent précisément, les reporters-télé.  «  Nos responsables veulent apparaître au journal télévisé pour montrer qu’ils travaillent. Sans  les reporters-télé, on ne peut rien débuter». Une attitude qui frise la méprise des autres organes de presse. Et attise leur réaction. De nombreux confrères ne vont plus à l’heure parce que les manifestations ne commencent pas aux heures indiquées. Ils ont donc choisi d’être ponctuels que pour les conférences de presse et les activités des représentations diplomatiques. A qui la faute ?

 

Nesmon De Laure

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 18:23

Interdiction des travaux dangereux aux enfants/

 

Kafana peut-il sauver les mineurs ?

 

L’arrêté de la mi-janvier  interdisant les travaux dangereux aux moins de 18 ans n’a pas encore fait effet. On retrouve toujours des gamins dans des secteurs d’activités où ils n’étaient pas censés être.

 

Le message n’est pas encore passé. Le travail des enfants résiste, constate le leader syndical de la Fédération des syndicats autonomes de Côte d’Ivoire (Fesaci), Traoré Dohia. « Des gamins travaillent dans les minerais à la recherche de l’or ou de diamant.  On les retrouve  aussi comme mécaniciens,  ferrailleurs, etc.», cite notre personne ressource. Il faut mentionner aussi les forgerons, les mécaniciens, les éboueurs… bref, tous les métiers qui résultent des activités de la ferraille. Le syndicat national des ferrailleurs de Côte d’Ivoire (Synasci), lui, dément utiliser des enfants dans ses ateliers. Un membre de la cellule de communication, joint au téléphone, réfute les propos rapportés plus haut : «  nous nous inscrivons en faux. Nous n’utilisons pas  des enfants car notre travail n’est pas un travail d’enfant. Nous travaillons parfois avec des matériaux dangereux et même des produits chimiques à éloigner de la portée des enfants. Cependant, il ne faut pas considérer le fils qui vient aider son papa à l’atelier, après l’école, comme un petit travailleur. Ne ternissez pas l’image des ferrailleurs », s’offusque-t-il.  Comme quoi, la question fâche, à cause de sa sensibilité. Mais le constat parle de lui-même. Les mineurs continuent de se livrer à des travaux dangereux. Le secteur de l’informel est le plus visé. Il suffit de passer un quart d’heure  dans nos marchés ou nos gares routières pour s’en convaincre. 

Un emprisonnement à vie prévu !

Des fillettes encore dans la fleur de l’âge vous accostent. Toutes frêles et vulnérables, elles se proposent de porter vos bagages quel que soit leur poids. On les appelle les « tanties-bagages ». Tenez, cette scène de samedi à Abobo, gare d’Angré ! Il est 8h 30 minutes. Une fillette porte sur la tête une grande cuvette remplie de bananes plantains. Elle est ployée sur le poids de la charge. De grosses gouttes de sueur perlent  de ses tempes. La scène est choquante. Quand on lui demande son âge, elle répond d’une voix puérile, « j’ai 8 ans ». On voit que le panneau interdit aux moins de 18 ans n’a pas d’effet ici. En Côte d’Ivoire, environ 1,5 million d’enfants de 5 à 17 ans sont impliqués dans les activités économiques, selon le Bureau international du travail. On constate que ces bambins n’ont pas la force physique (même morale)  requise pour le travail concerné. Ce qui pose un problème de santé et de sécurité au travail.  Cette raison a, sans doute, conduit le Comité interministériel de lutte contre le travail des enfants à interpeller l’opinion. Le ministre de l'Emploi, des Affaires sociales et de la solidarité, Gilbert Koné Kafana, qui préside ce comité, a  dressé une liste des ''travaux dangereux interdits aux enfants de moins de 18 ans''. Selon son arrêté, l’interdiction porte sur ceux qui sont susceptibles de mettre en danger la vie de l'enfant ou le priver de l'opportunité de se rendre à l'école. Les enfants de moins de 18 ans  devraient s’éloigner des entreprises où les travaux pourraient nuire à leur santé.  Les enfants de moins de 16 ans ne devraient plus exercer des travaux domestiques et des travaux dans les galeries souterraines des mines et carrières. Mais, un mois après la prise du décret, la réalité perdure. Et les observateurs attendent des actions pertinentes. A quand la fin des travaux risqués pour enfants ? s’interrogent plus d’un.  En réponse, nos interlocuteurs signalent que la phase de sensibilisation suit son cours. Le Système de suivi du travail des enfants (Sste) est l’un des principaux mécanismes pour l’identification précise des enfants en situation de travail. La phase pilote mise en œuvre dans les départements de Soubré, San Pedro, Daloa, Oumé, Adzopé et Abengourou, s’est limitée au secteur de la cacaoculture, il y a  huit ans. Ce qui a permis de réinsérer près de 25 mille enfants dans les circuits de l’éducation et de la formation qualifiante, selon un document officiel. D’où l’urgence d’étendre cette expérience aux secteurs informels. Il est également prévu que le comité interministériel rende compte de ses activités au comité de surveillance des actions de lutte. Ce comité de surveillance, présidé par la Première dame, Dominique Ouattara, a officiellement lancé ses activités la semaine dernière. Il compte se réunir une fois par mois. A sa prochaine rencontre,  les actions prioritaires seront rendues publiques.  Toutefois, des moyens de répressions existent. Une  loi datant de 2010 a pour objet de définir, de prévenir, de réprimer la traite et le travail dangereux des enfants et de prendre en charges les victimes. Parlant de travaux dangereux, la loi précise qu’il ne s’agit pas d’un coup de main donné à la maison ou à la ferme, ou les menus travaux pendant les vacances ou après l’école. Mais de travaux susceptibles de nuire à la santé physique ou mentale ou à la moralité des enfants ou encore, la traite, l’esclavage, la servitude pour dette, etc. Selon le code du travail, il est interdit d’employer les enfants de moins de 14 ans, même en tant qu’apprenti. En ce qui concerne les filles de maison,   le non-respect des dispositions réglementaires peut  entrainer un emprisonnement à vie et des sanctions pécuniaires allant jusqu’à 5 millions de F Cfa.  La Côte d’Ivoire est également signataire de plusieurs traités internationaux  contre les pires formes de travail des enfants. Il faut donc vite décourager les têtus.

 Nesmon De Laure

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 14:24

Hommage à Jacques Anouma et tous derrière le selectionneur noir !  François Zahui, nous nous souvenons des critiques acerbes formulées contre vous, aux lendemains de votre désignation par Jacques Anouma. D'aucuns avaient prédi une décente aux enfers de nos pachydermes.  je ne sais par  quel savoir-faire, vous vous êtes hissez si haut, ignorant ces ignares. Merci Zahui. La coupe, peu m'importe. et même  si ce soir, la Côte d'Ivoire tombait, on aura retenu de vous votre sens du travail .  Les  Henri Michel, on n'en veut plus.

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 14:09

Application des nouveaux horaires/

 

La mesure de Gnamien Konan coince

 

 ...Même salué par tous, le décret consacrant les nouveaux  horaires de la Fonction publique connaît un début d’application mitigé.

 

Difficile d’affirmer que tous les fonctionnaires de Côte d’Ivoire débutent le travail à partir de 7h30 mn et rentrent chez eux dès 16h 30 mn. Malgré les bousculades constatées çà et là sur les artères principales menant vers le centre des affaires, tôt le matin, rien n’est sûr. La réalité est que de nombreux fonctionnaires arrivent au travail au-delà de 8h. Les après-midis, ils ne sont pas, non plus,  nombreux à quitter le bureau dès 16h 30 mn. Ce mardi 31 janvier, il est 17h30 mn et K.Y. est encore à l’immeuble Ccia. Contrôleur de prix au ministère du commerce, il n’a pas encore achevé le compte rendu de sa mission à son supérieur hiérarchique. Il faut attendre 18h pour le voir descendre  des escaliers à cause des  pannes récurrentes de l’ascenseur. K.Y. n’est pas enthousiasmé. 4 jours sur 5, le fonctionnaire de 42 ans  franchit le seuil de son domicile à 20h voire 21h. «  C’est comme s’il n’y avait pas eu une nouvelle décision au sujet des horaires », constate-t-il. Cette mesure tient-elle compte des contraintes de certains boulots ? «  Quand il est l’heure, nous n’osons mettre fin à une rencontre avec le patron. C’est lui qui a le dernier mot », renchérit Hermann, un collègue de K.Y. Ensuite, il y a le contenu de la tâche à accomplir qu’il ne fallait pas négliger, selon lui. Avant le décret présidentiel, le ministre de la Fonction publique, Gnamien Konan, avait lui-même indiqué ces horaires, dès sa prise de fonction. Mais il y a des résistances. Parfois involontaires. «Nous sommes obligés d’être en retard car les moyens ne suivent pas. Quand on prend une telle décision, il faut prévoir des mesures d’accompagnement », soutient, à cor et à cri, Fama Désiré, agent domicilié à Abobo-Belleville. Lui qui dépense environ 50 000  F Cfa par mois, uniquement pour le transport, à raison de 1650 f par jour.

Ce que dit le ministère…

Le  fonctionnaire qui sort du cycle supérieur de l’Ecole nationale de l’administration a un salaire qui tourne autour de 180 000  F Cfa. « Quand on extrait les engagements de l’Etat, il reste environ 170 000. Il n’a pas de voiture, ni de frais conséquents de transport. Dans certains ministères, Il n’y a pas de primes trimestrielles. Et quand il y a des primes, elles ne sont pas les mêmes partout », grogne Christiane, agent au trésor.  Pendant ce temps, l’heure est déjà au pointage à l’arrivée comme c’est le cas à la fonction publique et même à la direction du trésor. Mais si Fama, l’agent domicilié à Abobo-Belleville n’est pas inquiété, c’est parce que pour l’instant, il ne constate pas de  rigueur dans le système de pointage de son ministère. Le  tapage médiatique autour de la discipline de l'heure ne reflète pas la réalité du terrain. Les enseignants et les médecins sont déjà dans le bain. Ils ont obligation d’être à leur poste selon un calendrier bien défini.  Mais comment rendre l’application du décret effective pour les autres corps de travailleurs ? Zoma-Bi Joua, président de l’Union des fonctionnaires de Côte d’Ivoire (Unafoci), reconnaît certaines difficultés liées au transport et fait des propositions. Il évoque l’insuffisance des 7000 F Cfa alloués aux travailleurs d’Abidjan : «  il y a une régulation à faire. On devrait peut-être ramener la carte permanente de la Sotra à 10 000 F Cfa au lieu de 19 000 F Cfa. Il serait également souhaitable que la carte du Bus-express estimée à 25 000 F Cfa soit revue à la baisse ». Selon lui, c’est ainsi que le travailleur de l’Etat pourrait être à l’heure à la tâche. Toutefois, le syndicaliste encourage ses amis à respecter la nouvelle mesure.  Zoma-Bi  étaye qu’une étude comparative a démontré que le fonctionnaire ivoirien travaille seulement en 3 ans sur 30. Il passe les 27 autres années à se tourner les pouces au bureau ou à s’employer à une autre activité que celle pour laquelle il est engagé. Tandis que le fonctionnaire japonais travaille pendant 27 années sur la même fourchette de 30 ans.   Une source généralement bien informée au ministère de la Fonction publique  martèle aussi que le décret pris le 11 janvier dernier s’impose  : « tout  le monde doit être à l’heure. Si on veut écouter toutes les inquiétudes, on ne fera rien pour avancer. Si certains arrivent à l’heure, pourquoi pas les autres ? Les mécanismes de suivi se mettent en place et il y aura des contrôles ».  Il ne faut pas non plus exclure les sanctions.

Nesmon De laure

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