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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 14:03

Intégration des écoles islamiques / De nouvelles candidatures attendues Les responsables d’écoles islamiques ont jusqu’au 29 février pour postuler à leur intégration dans le système d’enseignement national. Pour espérer être admis, ces établissements devront se rapprocher des normes établies par l’éducation nationale. Déjà, on retient que les bâtiments ne devraient pas être construits sur des sites à risques, tels que des lignes électriques. Ils ne devraient pas non plus être situés à proximité des maquis, bars ou parc à bétail. Les inspecteurs sont également regardant sur, entre autres, la superficie de l’école, l’effectif des élèves, les langues d’enseignement, la dimension des classes, les équipements, et l’hygiène. Ces normes sont en cours de consolidation par les inspecteurs de l’éducation nationale à l’école normale supérieur de Cocody. L’atelier préparatoire des visites d’évaluation de la conformité aux normes officielles, a débuté mardi et prend fin mercredi. Les écoles islamiques non reconnues engorgent à elles seules, plus de 30% des enfants du pays, soit 500 mille apprenants. A la fin de leur formation, ces talibés ont du mal à se trouver un emploi. Selon l’inspecteur Idrissa Kouyaté, président de la commission d’accompagnement des établissements scolaires islamiques, il s’agit surtout d’améliorer le taux de scolarisation estimé à 76,2%. C’est pourquoi, il a invité les inspecteurs à être flexibles pendant les sélections. En 2011, une phase pilote a permis d’agréer 22 établissements islamiques. Le service autonome d’encadrement des établissements privés leur promet une formation efficience le mois prochain.

Nesmon De Laure

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 16:30

Retraite du privé

Des inquiétudes encore exprimées

 

La Fédération des syndicats autonomes libres de Côte d’Ivoire, Fesaci,  n’est « pas totalement satisfaite » du décret renvoyant l’âge de la retraite au privé à 60 ans et augmentant le taux de prélèvement des cotisations. Traoré Dohia, secrétaire général de la fédération, l’a exprimé, jeudi, à son siège à la Rivera. C’était au sortir d’une rencontre avec Karim Bamba, directeur des Affaires sociales et de la solidarité et Yssouf Bakayoko, conseiller technique du directeur de la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps).  Le but de cette réunion était d’expliquer dans les détails près, la portée de la décision du chef de l’Etat.  Elle intervient 48 heures après la publication du décret au journal officiel. Les invités ont réitéré que c’est en 2016 que la retraite à 60 ans sera effective. Cette année, les travailleurs du privé partiront à la retraite à 57 ans. L’année suivante, ce sera à un an de plus. Ce sera ainsi de suite, jusqu’à atteindre 60 ans en 2016. S’il a avoué avoir compris le message,  Traoré Dohia a dit être «  partiellement satisfait car la question est délicate ».  Pour lui, même si le nouveaux taux de cotisation sera appliqué de manière progressive, il s’agit toujours, d’une ponction supplémentaire. Le syndicaliste aurait souhaité que les salaires accroissent. Il a quand même reconnu que, «  plus la cotisation augmente, plus la pension augmente ».  Mais le secrétaire général s’est inquiété du fait qu’à 60 ans, il n’est pas sûr de bénéficier de la pension, car l’espérance  de vie oscille entre 54 et 56 ans.

Nesmon De Laure

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 18:03

Dégraissage de la Fonction publique
Gnamien Konan dévoile son plan


Gnamien Konan veut devenir un bon élève de l’union monétaire sous-régionale. Il va organiser des départs volontaires à la retraites, si le gouvernement est d’accord. «  C’est un projet qui est sur la table du gouvernement », a étayé, hier, sur la radio onusienne, le ministre de la Fonction publique.  Selon lui, cette mesure de départ volontaire, si elle est adoptée, peut permettre un équilibre de la Caisse générale des retraités et agent de l’Etat (cgrae). Elle peut maintenir la masse salariale qui est élevée de 15% par rapport à la norme. Soit  une masse salariale estimée à  50%  contrairement aux 35% requis par l’Union monétaire des Etats de l’Afrique de l’Ouest.  « C’est une hypothèse de travail. On ne peut pas continuer à organiser des concours  d’entrée à la fonction publique de façon périodique automatiquement », a poursuivi le membre du gouvernement. A entendre le ministre, pour maitriser la masse salariale, les concours seront organisés selon les besoins de l’heure, surtout dans les secteurs de la santé et de l’éducation. Abordant la question relative à l’augmentation de l’âge de la retraite,  il a relevé que, ce sont 8000 fonctionnaires qui devraient partir à la retraite jusqu’à  2014, et qui ne partiraient pas, si cette mesure est appliquée dans le public. «Pour l’instant au niveau de la Fonction publique, c’est le statut quo. C’est au niveau du secteur privé qu’il y a eu des modifications », a tenu à préciser l’informaticien de formation. Il existe  122 442 fonctionnaires et agents de l’Etat actifs, non compris les policiers, les militaires et les magistrats.  A eux, Il faut ajouter 10 000 fonctionnaires déjà en activités mais qui ne sont pas pris en compte par le budget  et éventuellement 600 personnes qui ont fait des réclamations à l’issu du recensement.  Il y a un peu plus de 900 fonctionnaires trouvés dans le privé. Le ministre leur demande, à nouveau, de rembourser ce qu’ils ont perçu indument sous peine d’éventuelles  poursuites judicaires.
Nesmon De Laure

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 16:58

Reforme de l’enseignement technique
Les secteurs  qui emploient


Le partenariat école-entreprise est désormais une réalité. Le patronat ivoirien, des experts de l’enseignement technique  et des spécialistes français ont validé 103 fiches de métiers dans 6 secteurs professionnels. Ces secteurs sont : l’agro-industrie, les télécommunications, les bâtiments des travaux publics, l’agriculture, l’industrie mécanique et électrique et le secteur des mines et extractions. Il est désormais question pour l’enseignement technique et professionnel d’orienter les apprenants dans ces différents domaines pour faciliter leur intégration en entreprise. Les réflexions se poursuivent  la  liste des secteurs pourvoyeurs d’emploi pourrait s’allonger, à en croire l’inspecteur général Gbato Maninga, président du comité scientifique qui travaille sur la question. L’information a été livrée au cours d’une cérémonie  de présentation du répertoire des branches professionnelles et des fiches métiers pour la formation professionnelle. C’était mardi, au Plateau. Albert Flindé, ministre en charge du département a  expliqué que ce résultat est une phase de la reforme en cours. Il s’agit selon lui, de « rendre plus lisibles les besoins de qualification exprimés par les secteurs productifs, pour qu’en face, les réponses en terme de formations pertinentes et adéquates leur soient proposées ». Il faut rappeler que c’est depuis  la seconde moitié de 2009 que l’idée d’une reforme de l’enseignement technique a germé, compte tenu du taux de chômage élevé chez les jeunes formés.  Le ministre d’alors, Dosso Moussa, s’était battu pour  avoir l’adhésion du patronat et des pouvoirs publics. Et le président Gbagbo s'était fortement impliqué.

 

Nesmon De Laure

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 19:11

Débat sur la Polygamie : Faut-il légaliser les 2èmes bureaux ?
 samedi 17 octobre 2009
Les Ivoiriens contournent quotidiennement la loi en scellant des unions en dehors du mariage légal au vu et au su de tous. Faut-il leur faciliter la tâche en autorisant la polygamie ? Nous ouvrons le débat.

Tromper sa femme, est naturel, dit-on. Si on ne s'attarde pas sur les causes de cette polygamie de fait, on devrait se pencher tout de même sur ses conséquences pour en tirer des leçons. Kouadio Justine, 29 ans, sans emploi, regrette amèrement d'avoir eu un enfant de sa relation clandestine avec M. Koné Yaya, un homme riche mais marié. Quand sa femme s'en est rendu compte, elle a refusé qu'il s'occupe de mon fils. Pourtant je n'ai pas les moyens pour le mettre à l’école. Ce qui écoeure la jeune fille, c'est que son chéri, étant musulman, elle espérait bénéficier de sa fortune. Le drame que vivent les familles polygames n'est plus un doute. P. Rodrigue, célibataire, âgé de 33 ans, aîné d'une famille polygame est installé aujourd'hui à son propre compte à la Riviera-Palmeraie et travaille dans le secteur informatique. Il est encore choqué de l'humiliation subie par celle qui lui a donné la vie et en veut terriblement à son père, même décédé. A sa mort, nous avons dû nous battre pour que les plus petits bénéficient d'une partie de sa pension, révèle-t-il. Malgré sa situation aisée, Rodrigue n'arrive toujours pas à oublier son enfance difficile. Tous les malheurs sont arrivés quand cette femme a débarqué pour la première fois à la maison. Ma mère, moi et mes quatre frères ne bénéficions plus des faveurs de papa. Pas de vêtements neufs, ni d'argent de poche encore moins de cadeaux pour le nouvel an. Pour la papote, notre mère devait se référer à la nouvelle venue qui a bénéficié du mariage légal, raconte-t-il, les sourcils froncés. Que ce soit du côté des victimes ou des coupables, tout le monde en prend un coup. Mais contraste des contrastes, tout le monde est dans le coup. Chefs d'Etat, hommes politiques, ouvriers, sans emplois…La polygamie n'est pourtant pas autorisée en Côte d'Ivoire. La loi est formelle. Elle reprend l'article 2 alinéa 1, la formule  en son article 147 du code civil français : nul ne peut contracter un nouveau mariage avant la dissolution du précédent . En d'autres termes, la polygamie est condamnée par la loi. Le code de la famille adopté en 1963 et reformé en 1983 n'est malheureusement toujours pas respecté. La polygamie persiste. Les mariages parallèles coutumiers se contractent tous les jours. Pour certains Ivoiriens, ce n'est pas une catastrophe que d'avoir plusieurs femmes. C'est la loi actuelle qui est inadaptée aux réalités, dixit Patrice Asséman, un ouvrier de 38 ans, domicilié à Treichville. Marie-Ange Koudou, 26 ans, chargée de communication, semble partager cette opinion. Elle pense même à une loi qui interdit un régime polygamique à tout homme incapable d'être équitable envers ses épouses et ses enfants. Akissi Delta, la productrice du téléfilm Ma famille , ne voit aucun mal en la polygamie. Pour elle, tous les Africains sont polygames. Il y a tellement de jolies femmes que même s'ils ont envie de rester fidèles, ils ne le peuvent pas. La polygamie ne doit pas faire peur. Ce qui fait peur, c'est plutôt le sida , ajoute-t-elle. Delta donnait ainsi son point de vue sur la polygamie dans le magazine malien Moeurs. Elle l'entrevoit quand chaque femme est chez elle et que c'est l'homme qui se promène. A chacune de montrer son savoir-faire. Une idée à la quelle adhèrent des femmes intellectuelles. Mme Kaba Fofana, conseiller technique chargée de la politique sociale et familiale au ministère des Affaires sociales, a participé à l'élaboration du protocole additionnel à la Charte africaine des droits de l'Homme et des peuples relatif aux droits de la femme de Maputo, qui a réuni plusieurs femmes de la sous-région en 2003. Pour elle, on ne doit pas fermer les yeux sur les réalités qui se concrétisent même par la naissance d'enfants hors de l'alliance légale. En tant que militante pour le bien- être de la femme, elle propose la liberté de choix, d'autant plus que le mariage repose sur des valeurs ancestrales et religieuses. A l'entendre, le sort réservé aux maîtresses doit être défini de sorte qu'elles jouissent de leurs droits en tant que femme. Mais elle est contredite dans sa démarche par d'autres militantes féminines. Dr Marie-Paule Kodjo, présidente de l'Ong Playdoo, se veut intransigeante sur la question. Mon choix, c'est un régime monogamique. Si beaucoup de femmes raisonnaient comme moi, les hommes seraient droits. Je suis férocement opposée à la polygamie qui est une autre forme d'esclavage. Mais je ne suis pas fermée. S'il y a des femmes qui veulent la polygamie, je ne peux pas leur jeter la pierre, a- t- elle affirmé récemment dans votre quotidien. Ives Kouakou, un jeune fonctionnaire au Plateau, pense plutôt que les femmes sont de vraies mégères. Elles considèrent toujours les rivales comme des sorcières à qui il faut faire la peau. La légalisation de la polygamie, si elle ne définit pas bien les contours de sa réalisation, risque d'accentuer les dégâts. Il estime que la Côte d'Ivoire doit s'inspirer de l'exemple sénégalais (voir encadré). Pour mieux comprendre les implications juridiques d'une légalisation de la polygamie, nous avons contacté maître Jean Jacques Alloukou le 14 octobre 2009. Il explique que la légalisation de la polygamie suppose que les épouses et leurs enfants jouissent des mêmes droits. Mais pour l'heure, ajoute le juriste, un homme marié qui entretient des relations extraconjugales commet l'adultère. Les enfants issus de cette relation sont des enfants adultérins. La dame avec qui le monsieur entretient ce commerce est complice d'adultère et l'adultère est une infraction pénale. Par ailleurs, un projet de révision du code de la famille est en cours depuis juin 2008. Selon les informations reçues, Il est chapeauté par le ministère en charge de la famille en collaboration avec celui de la justice. Dans ce projet auquel ont participé des magistrats, des chefs religieux et traditionnels et des experts issus des deux ministères, la légalisation de la polygamie n'a pas été proposée. Cependant il y a eu un plaidoyer en sa faveur qui n'a pas été pris en compte par les participants, si bien que, seule la monogamie est reconnue de vigueur dans le document.

Nesmon De Laure

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Published by nesmondelaure - dans Vie de couple
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